translated from the French by Mary-Sherman Willis

The center of gravity. That’s what was missing in this little summer town, with its fortress, its sentinels dressed like nymphs. Center of gravity, compass rose, four cardinal points. Muddled, she wet the tip of her pencil dreamily with her tongue. Too young, too old for vacation homework. She’d lost her balance, much like archduchesses collapsing on poufs after a Strauss waltz, true to form, in a way, too much alike, no sign of the slightly mad intelligence of genius. She believed that her flowerbeds, ramparts, seawall, her bandstand were enough to hold her up, would stand in for the center of gravity she lacked. Her empty casino had sucked away the last of her strength, put purple circles around her eyes, the color of twilight, of anemones.

 


 

Ville d’Eaux

 

Le centre de gravité. Voilà ce qui manquait à cette petite ville estivale avec ses forteresses où veillent des sentinelles en robes de nymphe. Le centre de gravité, la rose des vents, les points cardinaux. Elle s’y embrouillait, mouillait son crayon, rêveuse, avec sa langue. Trop jeune ou trop vieille pour faire des devoirs de vacances. Elle y perdait l’équilibre, semblable aux archiduchesses qui s’abattent sur des poufs après une valse de Strauss, pareille à elle-même, trop ressemblante en quelque sorte, sans le signe d’intelligence un peu fou du génie. Elle croyait que ses plate-bandes, ses remparts, ses digues, son kiosque à musique suffiraient à la maintenir droite, remplaceraient avantageusement le socle du centre de gravité qui lui manque. Et son casino vide pompait ses dernières forces, lui mettait autour des yeux ce cerne mauve, privilège du crépuscule et des anémones.

From Grace Notes [Appogiatures] (The Word Works, 2017) by Jean Cocteau, translated by Mary-Sherman Willis. Copyright © 2017 Mary-Sherman Willis. Used with the permission of the publisher.